lundi 14 décembre 2015

Et maintenant on va où? Ben je sais pas. Ecrit mi décembre, par là

Quelques jours après les tueries de janviers, à Charlie Hebdo et à l'Hyper Cacher, j'avais produit un texte où je suppliais les gens de ne pas penser que l'extrême droite résoudrait leurs problèmes, parce que si on sait une chose à propos de l'extrême-droite, de l'autoritarisme, c'est qu'il cible une catégorie de personnes pour se faire approuver par tous ceux qui ne sont pas visés, puis qu'il élargit sa politique de terreur jusqu'à englober tout le monde, sauf une poignée de gens qui se feront du pouvoir et de l'argent sur le dos de tous ceux cités plus haut.

Ah mais attends. On est en décembre 2015, et ben euh ouais bon ben.

J'ai beau penser que le PS et même Les Républicains ont peut-être des barrières morales un peu moins inexistantes que le FN, je n'ai plus les arguments pour le prouver.

Et maintenant, on va où (mon côté bisounours)? Ecrit mi-novembre, par là

Lorsqu'il y a eu les assassinats de janvier, j'avais fait un billet où j'exprimais ma peur de ce qu'il se passe maintenant. Je disais que j'étais désemparée, que je ne savais pas comment parler de tout ça à mes enfants, que j'avais peur qu'à terme toute ma famille soit mise dans des bateaux pour rentrer au bled, que je ne savais pas ce que nous réservait le futur, mais qu'il serait noir pour nous tou-te-s si on ne réagissait pas.

En même temps, je ne faisais pas d'autre proposition que de demander aux gens de ne pas croire que l'extrême droite pouvait nous apporter une solution, parce que l'extrême droite ne nous apportera que le néant.

Ma supplique a pas très très bien marché, puisque maintenant, tout le monde vire dans des délires politico-sécuritaires de la gauche à la droite, même les cocos à l'assemblée votent pour la prolongation de l'état d'urgence, foutant le doigt dans un engrenage qu'on aura du mal à arrêter, et que les connards de nazis se frottent les mains dans leur grotte bleu blanc rouge, car s'ils ne gagnent pas aux prochaines élections, ils sèment les graines pour les vendanges tardives.

mercredi 7 octobre 2015

Meuf, on a besoin de toi (pour une fois)

Vous n'êtes pas sans savoir,oui bon la plupart d'entre vous s'en foutent, je reprends. Ahem, test micro.

Vous n'êtes pas sans savoir que  des élections se préparent en décembre.
Il s'agit des Régionales, dont personne n'a rien à carrer, mais qui deviennent un truc à enjeu quand on est à quelques semaines, car ça fait partie de ces élections où, à côté de vrai-e-s candidat-e-s, on peut recaser des gens qui sont tricards ailleurs, avec un petit revenu sympa payé par l'Etat.

Alors là, on vient de finir le moment où on cherche des meufs pour garnir les listes.

jeudi 24 septembre 2015

Le jeune de banlieue...ouais non laisse tomber

On pourrait te raconter plein de choses, chacun-e de notre point de vue.

Moi par exemple, je pourrais te raconter dix, vingt, mille fois que les enfants au parc ne se tapent pas dessus plus que de raisonnable pour leur âge, que les ados ne passent pas leur vie à hurler nique ta mère la pute un couteau à la main, et que les enseignants arrivent sans problème à faire classe sans gilet pare-balles ni bouclier anti émeute.

Je pourrais te raconter que les réunions parents-profs font carton plein, que les parents du quartier tous genres, nationalités et religions confondus, se disent bonjour, se serrent la main, se parlent, parlent aux enseignants du futur de leurs enfants, parce qu'ils s'en inquiètent comme la plupart des parents.

Je pourrais te raconter que de 22h à 7h chez moi, la rue est calme.

mardi 28 juillet 2015

We need to talk about SOS Racisme

Ces derniers temps, il n'y a pas une semaine où un blaireau de droite ou d'extrême droite, tu sais ceux avec le pin's JE SUIS FACHO, ne sorte un truc énorme, histoire de faire parler de lui.

Son pin's JE SUIS FACHO, c'est bien, c'est comme un chiffon rouge, un appeau, ou, pour les plus technophiles, une puce RFID pour le radar de "la gauche".

Allez, mec "de gauche", vas chercher le facho, il est là, bien identifiable, il dit "Je suis raciste et je vous emmerde, je suis sexiste et je vous emmerde" et toi, mec "de gauche", tu peux aller faire le superman et aller te clasher par tweets et communiqués interposés avec ces personnes, pour entretenir ton vernis de tolérance. Ca coûte pas cher et tu t'en fous, c'est pas toi qui risques de te faire fracasser la gueule dans la rue par un faf de passage parce que ta gueule lui semble pas bien de chez nous ou de te faire harceler dans la rue juste parce que tu as l'outrecuidance d'y être.

jeudi 28 mai 2015

Les notables

"As-tu déjà été humilié par l'institution? Non, pas témoin. Humilié, TOI?"

Depuis quelques mois, je rencontre beaucoup de gens en charge de.
En charge d'assos, en charge de mandats d'élus, des gens investis, des gens qui sont interlocuteurs d'autres gens.

Ces gens se demandent pourquoi d'autres gens, qu'ils désignent par des mots comme "la population" "les populations [adjectif au pluriel]" "les jeunes/les anciens/la communauté [adjectif au féminin]" ne croient pas ou plus en notre système social/démocratique/plein de trucs en -al et en -ique.

mardi 5 mai 2015

Ménard en roue libre, où est l'Etat?

Juste un billet rapide sur la dernière saloperie en date de Robert Ménard à Béziers, à savoir le fichage des enfants de sa ville en fonction de leur confession, avec un focus évident sur les petits musulmans, parce qu'on se refait pas hein connard.




Source : Le Monde

lundi 27 avril 2015

Le Podcast - Episode n°06













Loubia Connection, le podcast. Épisode n°06 : Frontex, le garde frontière de l'Europe


télécharger en mp3
télécharger en ogg

dimanche 26 avril 2015

Woman vs PMI

Je remonte un peu mes posts mensuels, et je m'aperçois que ça fait quelques temps que je ne t'ai pas parlé de ma Viedemeuf ViedeDaronne (faudrait que je demande à Booba de me faire une chanson tiens)

Donc la PMI, Protection Maternelle et Infantile, cet endroit où les puéricultrices sont là pour protéger ton enfant de ton incompétence.

mardi 14 avril 2015

Les bons conseils

Par le plus grand des hasards, je me retrouve devant un article du magazine Capital, superbement titré "Les bons conseils des immigrés qui ont réussi en France" (traduction : on a trouvé un échantillon de pas-bien-de-chez-nous qui ont réussi à se trouver des tafs à plusieurs fois le smic sans dealer, ni ni frauder les allocs, et c'est tellement rare nesseuhpa). 

lundi 9 mars 2015

vendredi 27 février 2015

Avec des crayons, on fait aussi de la merde - étude de cas n°1

Ce matin, alors que je glandouillais du fond de mon lit, terrassée par une rhino pouet infectieuse qui me fait morver de la colle à bois, j'ouvrai Twitter, et quelle ne fut pas ma surprise lorsque je tombai là-dessus 


vendredi 20 février 2015

La dignité en option

Je voulais juste pousser un léger coup de gueule par rapport à l'évacuation des Chibanis de l'Hôtel Voltaire ce 19 février.

Pas sur la qualification évacuation/expulsion, pas sur la volonté de les reloger, que je pense sincère.

Je voudrais qu'on parle un peu de dignité, et de service public.
Je te rapporte un échange lu sur Twitter, entre Alexis Bachelay - député que je ne porte pas dans mon coeur, mais qui m'a déçue sur le sujet de cette évacuation par le manque d'empathie pour les chibanis, qui sont pourtant un sujet qui lui tient à coeur, puisqu'il a travaillé sur un rapport parlementaire pour améliorer leurs conditions de vie - et Ouarda Karraï, membre du PS.

jeudi 5 février 2015

Lettre au Président - Vous n'êtes pas nous






Monsieur le Président,

Elue dans une ville de proche banlieue parisienne, je n’appartiens pas à votre parti.
Je préfère jouer cartes sur tables à ce sujet, dans la mesure où c’est avant tout en tant que citoyenne et habitante que je m’adresse à vous ce jour, ce jour où j’ai pris connaissance de vos axes de travail pour les prochains mois, et où dans le même temps, un magazine nous a montré le visage des personnes qui vous entourent, votre relève, je suppose. 

jeudi 8 janvier 2015

Et maintenant on va où?

La chape de plomb est tombée hier.

L'annonce des morts, puis le ciel qui s'ouvre comme un trou noir. La vision de ce qui va venir dès le jour d'après. Le souffle coupé, la pensée qui part à mes parents et à mes enfants, la peur qu'ils meurent aussi, assis sur une bombe dans le métro posée par des fachos qui se disent musulmans ou assassinés par des fafs qui veulent casser du crouille pour venger un journal qui leur a toujours craché à la gueule, mais qui ne sont pas à une contradiction près.

Des fachos ont assassiné méthodiquement des gens qui travaillaient, sur leur lieu de travail.