mercredi 1 février 2012

Nom de merde

Après 6 mois de silence radio qui ont succédés à un post écrit après 6 mois de silence radio, je reviens pour gueuler un coup, au sujet de mon sujet favori à savoir comment quand t'es une gonzesse tu n'existes que jusqu'à ton mariage (et si tu te maries jamais ben tu deviens périmée de la chatte et t'as plus qu'à devenir contrôleur des impôts pour évacuer ton aigreur).

Bon y a des putes comme Dame Fanny qui veulent pas d'enfants et des femelles équilibrées comme moi qui se font engrosser et qui assument, et qui au passage pensent au futur de la planète et au renouvellement des générations, nécessaire pour maintenir notre économie au niveau du triple A.

Bref j'ai pondu un deuxième alien, et je me suis tapé une grossesse à risque qui m'a permis de goûter aux joies d'une hospitalisation de quelques semaines.

Dans un billet précédent (rho mon premier post en plus quand j'étais jeune et bonne), je vous avais parlé du casse-tête administratif pour obtenir que M. Hamster inscrive mon nom sur sa carte d'identité. Là je vais vous parler du casse-tête de con pour maintenir mon nom tout court sur mon dossier médical. Si si.

Je me suis fait (ad)mettre sous mon nom de jeune fille, tout exprès parce que la sécu me connait sous ce nom là aussi, puisque je n'ai jamais fait aucune démarche de changement de nom suite à mes épousailles avec M. Hamster, que nous appellerons M. Gerbille pour les besoins de la démonstration.

Donc je me pointe à l'hosto en urgence, bonjour voici ma carte Vitale etc.
Suite à ça, M. Gerbille part pour faire mon admission (constituer mon dossier quoi) après que l'on m'a annoncé que je restais a priori jusqu'à la fin de ma grossesse. Et là-bas, en rongeur bien dressé, M. Gerbille leur donne ma carte d'identité en précisant bien que je me fais appeler par mon nom de jeune fille, et que si on m'appelle Mme Gerbille, ou bien je ne réponds pas, ou bien je vomis.

Tout se passe bien pendant les premières semaines, je m'appelle Mme Hamster, c'est top. Puis un jour, je me réveille à 8  heures du mat' avec un thermomètre dans le cul (bon en fait maintenant le thermomètre au mercure dans le fion c'est dépassé, mais je voulais écrire cul) et au bout du thermomètre une infirmière qui me dit d'un ton jovial "Bonjour Mme Gerbille! elle a bien dormi?" (au passage, non pétasse, puisque ta collègue est passée à 00h30 pour prendre ma tension. Ben oui, je dormais, quelle conne, alors que j'aurais pu rester devant TF1 qui rediffusait une émission passionnante  "Nains hydrocéphales et puceaux, comment les aider?" présentée par Julien Courbet.) Je lui dis qu'elle s'est trompée de chambre et là elle me montre mon dossier avec une étiquette avec le nom de mon mari en gras, et en tout petit style conditions générales de ventes "Née : Hamster". Mais vraiment en tout petit.

Je demande immédiatement à ce qu'on me rende mon nom, l'infirmière me dit "ah mais c'est pas moi c'est les admissions". Aux admissions on me dit "ah mais c'est pas moi c'est la machine qui a pris en compte votre nom de femme mariée" ou "ah mais c'est pas moi c'est toi la connasse qui complique tout en ne faisant pas comme tout le monde". Texto on m'a dit "Mais madame chez nous quand vous êtes mariée, vous prenez le nom de votre mari". Je savais pas que c'était l'hôpital qui décidait. Du coup, pendant le reste de mon séjour, je suis passée pour la chieuse de service, parce que mes analyses se sont perdues puisque leur putain de machine avait choisi mon nom à ma place, que mon régime alimentaire fibres + pour faire caca mou avait été annulé et que du coup je leur ai coûté une fortune en Microlax.

Et je conclurai ce coup de gueule par la phrase, prononcée par une sage-femme  : "Il faudrait corriger les choses madame, ce serait plus simple, et qu'est-ce que ça change pour vous?" Ben je sais pas moi, dès demain, je vais t'appeler Bernadette alors que depuis ta naissance tu t'appelles Laura, et on en reparle dans dix jours. Poufiasse va.