vendredi 4 mars 2011

On y retourne

Un an déjà que j'ai coupé le son, pour cause de gamin qui marche et qui squatte systématiquement mes genoux dès que j'allume mon PC pour regarder Petit Ours Brun bouger son boule sur "Pomme de Reinette". Autant vous dire que j'ai tout tenté pour accéder à mon ordi chéri, mais j'ai abandonné en désespoir de cause. Et j'en suis réduite à poster du boulot les trucs que j'écris dans le métro. La lose quoi.

Un an. Et c'est marrant, parce qu'en relisant mes billets précédents, j'ai ce sentiment désagréable que notre société pédale dans la semoule sévère. On n'a pas avancé d'un millimètre. Pour preuve, cet article de Libé.

On en est toujours là. L'islam c'est caca et on ne peut pas être musulman et féministe, et les étrangers sont nuls... on agite encore et toujours les même chiffons pour exciter les veaux.

Ca me fatigue. Je n'avais pas rebondi sur l'apéro saucisson pinard parce que je trouvais que c'était con de résumer l'identité française à la bouffe et les rots sur la nappe à carreaux. En faisant les choses contre un ennemi qu'on s'invente, on fait pas dans la finesse et on risque de se tromper grave. En l'occurrence notre nouvelle amie Christine Tasin n'a pas eu la bonne idée de côtoyer quelques français musulmans, ou juste de se renseigner. Elle se contente d'exposer tout haut des positions qui sont dignes d'un album des Schtroumps. Et même que les Arabes ils habitent dans un graaaaaaaaaaaand minaret et que quand ils vont dans la rue, ils dansent du ventre sous leur voile.

Non mais sérieux quoi. Sors un peu cocotte. Il y a un mois, j'ai fêté l'Aïd chez mes parents, on a bu des bières en apéro et du vin pour accompagner l'agneau qu'on n'avait même pas découpé dans la baignoire (on s'est fait violence, puis on s'est dit que cette année exceptionnellement on allait la jouer civilisée).

Se planquer derrière le principe de laïcité pour déverser sa haine des bougnoules, c'est lamentable.

Bon allez, bisous.

Ceci était un communiqué pas élaboré du hamster, qui s'en retourne dans sa roue.